Voici quelques exemples d'us, coutumes, règles, loi à travers le
Monde, qui concerne les femmes, et prouve, si besoin en était, qu'elles restent encore
dans de nombreux pays une citoyenne de seconde zone.
Arabie Saoudite
> Les femmes seules ne peuvent conduire de
voiture. Elles doivent avoir un chauffeur de sexe masculin.
> Une police des bonnes mœurs est chargée de veiller à ce que
les femmes qui se promènent dans la rue aient une tenue conforme aux règles édictées
(ne pas montrer ses yeux, ses bras, ses jambes, ne pas retirer son voile en présence
d'autres hommes que ceux de sa famille, etc.). En cas d'infraction, la contrevenante peut
se voir affliger quelques jours de prison et son mari convoqué au commissariat afin qu'il
subisse la honte suprême de voir à quel point sa femme est "corrompue". Cela
peut être un motif de divorce.
Israël > Les femmes des ultras religieux doivent
porter une perruque, car la chevelure est considérée comme avoir un irrésistible sex
appeal qui pourrait troubler les hommes durant leurs prières.
> Ces femmes doivent porter des vêtements qui les couvrent des pieds
à la tête. Elles ne peuvent toucher un autre homme que du bout des doigts, et encore si
c'est un membre de sa famille. Même la bise entre cousins et cousines est interdite.
> A l'instar d'autres religions, la femme durant ses règles est
considérée comme impure.
Chine
> Les femmes étrangères sont étrangères
avant d'être femme. A ce titre, elles n'ont pas à subir les pressions que pourrait subir
une femme voyageant dans un autre pays, ce qui ne les rend pas plus vulnérables que les
hommes.
Inde
> Le haut des bras d'une femme est
considérée comme une partie terriblement sensuelle, et ne doit pas être montrée.
> Les indiens sont très pudiques, et jusqu'il y a peu on ne voyait
jamais de baiser à l'écran. Les films indiens n'en comportaient pas, et si dans un film
étranger il y en avait, elles étaient coupées, ce qui parfois donnait des choses
étranges dans la compréhension d'un film. C'est pourquoi encore aujourd'hui, on voit
très peu d'indiens s'embrasser en public, voire même se tenir la main.
> En Inde avoir une fille pour des familles pauvres est
catastrophique. En effet, la tradition indienne veut que ce soit les parents de la fille
qui offrent la dot à l'époux. C'est l'honneur de la famille qui est en jeu, et cela
donne lieu à des marchandages pathétiques. "Ma fille plus un scooter... Non un
scooter et une télé... Un scooter et une radio....Pas question, je veux pouvoir voir
tourner manége, etc."
Le gouvernement indien essaye bien d'enrayer cette coutume, mais sans réel succès, il
faut bien le dire, car dans les couches paysannes, entre autres, elle reste encore bien
ancrée. C'est probablement pourquoi l'Inde est le pays où l'on compte le plus de
célibataires mâles. En effet, c'est l'un des rares pays où le ratio homme femme tourne
à l'avantage des hommes. Les causes sont multiples, mais il est apparu que certaines
familles préféraient tuer ou abandonner leur fille plutôt que d'avoir à payer une dot
qui les endetteraient à vie.
Cette coutume a également engendré durant une période, une dramatique progression des
accidents domestiques. De nombreuses femmes sont mortes à cause d'un réchaud qui explose
et enflamme leur sari les brûlant vives. La police indienne devant cette recrudescence,
c'est rendu compte qu'il s'agissait en fait de meurtre déguisé. Le mari avec la
complicité de sa famille met le feu au sari de son épouse, celle-ci meure, et libère le
mari qui peut alors se remarier et ainsi empocher une autre dot.
Certains hommes ont ainsi assassiné plusieurs épouses. On a vu des femmes tuées pour un
scooter ou une télévision promise par la belle famille et non livrée. Après une
période d'inertie, sous la pression de groupes de femmes et de la presse, la justice qui
continuait à ne voir là que des accidents domestiques a commencé à juger avec une
grande sévérité les familles meurtrières. Cela a eu pour effet une baisse miraculeuse
de ce type d'accident, tout du moins dans les grandes villes où la presse est présente.
Mais qu'en est-il dans les campagnes reculées, la partie non visible de cet iceberg
criminel.
La question que l'on peut se poser, est quel sera le futur d'un pays dans lequel les
femmes ne seraient plus qu'une minorité. Amin Malouf a écrit une magnifique fiction sur
le sujet. N'hésitez pas à le lire, et vous verrez ce qui guette les pays dont les
coutumes veulent qu'avoir une fille est une malédiction.
Thaïlande
> Interdiction aux femmes de faire des
offrandes aux moines boudhistes. Si elles désirent le faire, il leur faut passer par
l'intermédiaire d'un homme.
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