Signalisation
En cas d'accident de la route, votre préoccupation première doit être avant toute
chose, d'empêcher qu'un autre accident se produise tel une voiture entrant en collision
avec le ou les véhicules accidentés.
Si vous êtes en voiture, placez votre voiture près du véhicule accidenté, et mettez
vos warnings. Pour prévenir les autres automobilistes, placez les triangles de pré
signalisation (que tout automobiliste devrait posséder) 200m avant et 200m après le lieu
de l'accident. Enfin pour éviter tout incendie ou explosion, coupez le contact des
véhicules et interdisez de fumer sur les lieux.
Evaluation => Évaluation
des blessures (cliquez ici) 
Il vous faudra évaluer le nombre de personnes impliqués dans
l'accident, et l'état de gravité de leurs blessures. L'objectif étant de donner le
maximum d'informations aux secours afin qu'ils puissent intervenir le plus rapidement et
le plus efficacement possible. C'est pourquoi il vous faudra également indiquer
précisément le lieu de l'accident et laisser aux secours un numéro de téléphone où
vous pourrez être joint. Enfin ne raccrochez pas avant que les secours que vous aurez au
bout du fil ne vous le demandent.
Déplacement des blessés
Sauf risque vital immédiat, vous ne devez en aucun cas déplacer les corps des blessés.
Le risque lors du déplacement, étant une lésion de la moelle épinière par
déplacement d'une fracture de la colonne vertébrale, ce qui pourrait entraîner une paralysie définitive du blessé. C'est pourquoi le blessé
doit rester dans la position où il est, sauf si sa survie en dépend (nécessité d'un
bouche à bouche, d'un massage cardiaque, etc.). Si vous devez le déplacer le blessé, il
vous faut impérativement, gardez la tête et le cou dans le même axe. Pour ce faire,
vous devez fermement les soutenir et les déplacer ensemble.
Dégagement d'urgence des blessés
En cas de risque d'explosion, d'incendie, d'effondrement, d'innondation, bref dés lors
que l'environnement immédiat du blessé devient instable et dangereux pour lui, il
devient indispensable de le dégager. Comme nous vous le disions plus haut, ce
déplacement doit être fait en maintenant le cou et le tronc dans le même alignement.
Il existe 3 types de dégagement :
> Le dégagement par les chevilles.
- A utiliser uniquement si le sol est suffisamment plat pour permettre d'y faire
glisser le blessé sans risque.
- Pour qu'ils ne traînent pas en arrière quand il faudra tirer le blessé, il faut
croiser les bras de ce dernier sur sa poitrine.
- Puis relever ses chevilles à hauteur de vos propres genoux.
- Enfin tirer la victime par les chevilles en gardant l'axe de son corps droit. Le corps
de l'accidenté lors de ce type de dégagement, ne doit pas subir de torsions ni de
rotations sur son axe.
> Dégagement par les poignets.
- S'accroupir derrière la victime, croiser les bras de ce dernier sur sa poitrine (la sienne, et non la
votre), puis soulever délicatement son buste.
- Passer ses bras sous les aisselles du blessé, et lui attraper les poignets.
- Enfin, dégager en la tirant lentement et en la plaquant contre soi, la victime,
et reculer jusqu'à un endroit où il ne risquera rien.
> Dégagement d'une voiture. (Pour un accident côté passager,
intervertir l'ordre des mains qui doivent saisir le corps (main gauche à la place de la
droite et vice et versa).
- Couper ou détacher la ceinture de sécurité.
- Vérifier que les pieds de la victime ne sont pas bloqués par les pédales.
- Placer ses deux bras sous les aisselles du blessé en commençant par la portière.
- Attraper avec la main gauche du blessé afin de maintenir la tête.
- Avec la main droite saisir la ceinture de la victime ou son poignet gauche.
- Une fois l'accidenté correctement maintenu, faire pivoter d'un seul bloc pour garder
dans le même axe, la tête et le tronc.
- Enfin, le sortir de la voiture et l'allonger lentement ou lui maintenant la nuque.
Attente des secours
>Respiration. Dans un premier temps, il vous faut faire en sorte que
le blessé puisse respirer correctement. Desserrez son col, sa cravate, sa ceinture,
et libérez les voies respiratoires en basculant la tête en arrière, une main sur
le front, et l'autre tirant sous le menton vers le haut. Cette technique permet de
rétablir le passage de l'air s'il est obstrué par la langue. Si la respiration n'est pas
perceptible, vous devez effectuer le bouche à bouche et vérifier en tâtant son pouls si
le cœur bat encore. Toutefois, lorsqu'un blessé est en état de choc, on ne peut
percevoir les battements du cœur par le pouls. Il faut donc choisir un autre
endroit, la carotide chez l'adulte, chez les enfants de moins d'un an entre le coude et
l'épaule au niveau de la face intérieur du bras.
> Arrêt cardiaque. Si le cerveau d'une personne n'est pas irrigué
pendant 3 ou 4 minute, des séquelles neurologiques définitives peuvent survenir. C'est
pourquoi en cas d'arrêt cardiaque chaque seconde compte. Il est impératif de commencer
le immédiatement un massage cardiaque externe, ainsi qu'un boucha à bouche, et ce jusque
l'arrivée des secours.
- Si l'on est seul avec le blessé, il faut faire une compression du thorax par seconde,
et deux insufflations toutes les 15 compressions.
- Si vous êtes deux, chacun agira en alternance avec l'autre. Le premier pratiquera le
massage cardiaque, le second, la respiration artificielle. Le rythme est alors une
insufflation toutes les 5 compressions.
Il vous faudra arrêter les manœuvres toutes les deux minutes afin de prendre le
pouls au niveau de la carotide et constater si oui ou non, le cœur est reparti. Si
c'est le cas, le massage cardiaque, peut être arrêté, par contre le bouche-à-bouche
doit être maintenu jusque l'arrivée des secours.
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