La traversée de fuseaux horaires
La cause principale du jet lag, bien qu'elle ne soit pas la
seule, est la traversée des fuseaux horaires. On a ainsi constaté qu'il était plus
pénible de voyager d'est en ouest (de Paris vers Tokyo par exemple), que dans l'autre
sens. Par ailleurs, les enfants de moins de 3 ans, et les adultes n'étant pas soumis à
une routine quotidienne, ou sachant en gérer les changements sont moins exposés. Pour
ceux qui n'y parviennent pas par contre, les effets indésirables du jet lag se feront
fortement ressentir.
Condition
physique avant le départ
Si vous êtes particulièrement fatigué, excité, stressé ou
nerveux, ou si vous avez abusé d'alcool la veille de votre départ, sachez que vous vous
exposez à une bonne dose de stress aérien! Qui n'a jamais entendu quelqu'un sur le point
de prendre l'avion dire qu'il récupérera en vol? C'est malheureusement impossible. Le
passager qui veut profiter au mieux de son voyage doit faire preuve de sagesse en
s'assurant une bonne nuit de repos avant son départ.
L'air de la
cabine
Cet air est particulièrement sec. Pour les personnes
habituées à des conditions atmosphériques plus humides, ce changement peut être
dérangeant. Cette sécheresse peut également provoquer des maux de tête, des
irritations de la gorge, le dessèchement de la peau, des voies nasales et parfois même
cela peut aller jusqu'au rhume voire la grippe. Pour éviter la déshydratation les
voyageurs chevronnés montent souvent à bord avec une bouteille de leur eau préférée.
Toutefois pour les vols longs courrier vous n'avez pas à vous inquiéter, vous trouverez
à bord de quoi vous désaltérer. Au minimum une petite fontaine près des toilettes.
L'Air vicié
Assurer un apport constant d'air frais
en cabine coûte cher aux compagnies aériennes. C'est pourquoi l'air de cabine est
souvent de bien meilleure qualité en Première Classe ou en Classe Affaires qu'en Classe
Touriste. L'insuffisance d'air frais peut être la cause de fatigue ou d'irritabilité, et
peut également engendrer des maux de tête. Si le manque d'air frais vous indispose,
n'hésitez pas à demander à une hôtesse d'augmenter l'apport d'air frais pour vous
sentir mieux.
Alcool
L'effet de l'alcool sur l'organisme est deux à trois fois
plus élevé dans les airs que sur terre. En clair, boire une verre de gin en vol a les
mêmes effets enivrants que trois verres de même alcool au sol. Pour reprendre un
célèbre slogan, si "un verre ça va trois verres bonjours les dégâts", en
vol c'est "un verre bonjour les dégâts trois verres on approche le coma coma".
Modérez donc votre consommation, car arriver avec une "gueule de bois", ne fera
qu'aggraver les effets du stress aérien.
Aliments et
boissons
Malgré les efforts fait ces dernières années par les
compagnies, il faut bien reconnaître que le café et le thé servis en vol sont de
piètre qualité. La plupart du temps le café est du robusta, plus fort en caféine que
l'arabica. Le café et le thé que vous offrent les compagnies aériennes ne sont pas de
la meilleure qualité. Les effets néfastes qu'ils produisent sur votre estomac sont
accentués par un taux en caféine plus élevé que celui auquel vous êtes habitué. Le
jus d'orange peut également déclencher des troubles intestinaux si vous n'avez pas
l'habitude d'en boire. Un conseil: si vous n'êtes pas un gros consommateur de jus
d'orange ou de cafés serrés, il vaut mieux éviter ce genre de boissons dans l'avion.
D'autre part, ne vous laissez pas systématiquement tenter par les trop nombreux repas que
l'on vous propose au cours de votre voyage, car vous n'en avez pas besoin. Enfin,
méfiez-vous des plats à l'apparence parfois suspecte servis à bord dans certaines
régions du monde, tout particulièrement les plats froids composés de salades, de
viandes ou de poissons. Aux dires de l'Organisation Mondiale de la Santé, 50 % des
passagers transcontinentaux souffrent de maux d'estomac, d'où l'importance de surveiller
votre alimentation en vol. Et n'oubliez pas que le fait de rester confiné dans votre
siège pendant de longues heures ne fait qu'accentuer la pression subie par votre estomac.
Manque
d'exercice physique
L'un des aspects les plus négatifs des vols long-courriers
est sans nul doute le manque d'exercice physique. C'est pour cela que votre voyage devient
de plus en plus inconfortable à mesure qu'il progresse et que le stress aérien que vous
subissez se prolonge pendant plusieurs jours après l'arrivée. Cherchez à faire quelques
exercices d'assouplissement, sans nécessairement quitter votre siège: c'est en effet
particulièrement bénéfique pour les jambes. Dans la mesure du possible, effectuez
quelques aller-retour le long de la cabine. Si le siège voisin est libre, profitez-en
pour étirer vos jambes. Aux escales, descendez de l'avion si on vous l'autorise et faites
quelques exercices (sans vous soucier du qu'en-dira-t-on). Si l'accès à une douche vous
est offert, n'hésitez pas à en profiter pour vous rafraîchir, tonifier vos muscles et
favoriser une meilleure circulation du sang.
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