La tôle
ondulée
> Il s'agit de vaguelettes
de sable dur séparées par des creux pouvant aller jusque 30 cm de profondeur, et un
mètre de large. Elles seraient provoquées par les battements des suspensions des
véhicules qui a force de taper et retaper le sable, l'endurcissent. C'est à sa forme
ondulée qu'il doit son nom, car il rappelle bien, justement ces espèces de tôles
ondulées qui servent entre autres, de toit à certains hangars ou habitations.
> Elles se développent en fonction du trafic, notamment celui des
poids lourds. Plus il y a de passage, plus il y aura de tôle ondulée.
> Dans le désert, c'est une plaie appréhendée par les plus
expérimentés des chauffeurs. Tonneaux, sorties de piste, bris de lame de suspension,
écrous de roues desserrés, galeries jouant la fille de l'air, etc. On a même vu des
roues qui sous l'effet des vibrations se détachaient du véhicule, laissant un chauffeur
abasourdi se demandant par quel miracle sa roue se trouvait à 50 mètres devant lui.
Franchissement
> Pour passer une zone de tôle ondulée il y a plusieurs solutions.
La première, qui est la plus évidente, est de voir s'il n'y a pas d'autre chemin.
Quitte, en respectant bien sur les règles de sécurité, à quitter la piste.
> Si vous n'avez pas la possibilité de l'éviter il vous faut donc la
franchir. Le problème c'est qu'à une vitesse normale de 40 ou 50 km/h, les vibrations sont telles
que vous pourrez difficilement les supporter. Mal de dos, colonne vertébrale
"Parkinsoné", mâchoire tremblotante, estomac retourné, voilà entre autres ce
qui vous guette vous et vos passagers. Quant à la voiture, elle aussi supportera mal ce
passage, il faudra donc vous attendre à perdre voire casser quelques uns de ses
éléments.
> En fait pour passer la "tôle ondulée", vous n'avez que
deux vitesses. La première c'est très lentement, au pas, vous passez les vaguelettes les
unes après les autres. Mais il vous faudra plusieurs heures et énormément de patience
pour franchir le moindre passage.
> La seconde est à environ 80 km/h. A cette vitesse, vous survolez
les vaguelettes, vous roulez sur leur crêtes. Pas question donc de parler de tenue de
route et d'adhérence, elle est quasiment nulle et totalement aléatoire. Le moindre coup
de frein, le moindre coup de volant brutal, et c'est le retournement assuré. Ralentir
devient un problème, et les virages doivent être négociés avec soin.
> Pour atteindre la vitesse fatidique de 80 km/h, le démarrage est
éprouvant. Les secousses sont telles, que la voiture comme les passagers semble atteints
de la maladie de Parkinson. Puis peu à peu, plus vous approcherez des 70/80 km/h, plus
les vibrations diminueront jusqu'à devenir supportables.
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